Du fond de la classe.

Le monde s’agite, il court, il s’épuise,
Sur toutes les routes, les mêmes balises.


Pas de boussole, pas de panneaux,
Nos chemins bifurquent, sinueux, beaux.


Ils grimpent, s’effacent, surgissent ailleurs,
Dessinent nos pas, loin du bruit, de l’erreur.


Loin des foules, des cris, des podiums,
Loin des néons, des costumes.


Nous avançons, en silence, sans heurts,
Dans l’ombre discrète, là où germe le cœur.


On ne pousse pas. On perce. On fend.
Comme la graine qui attend son temps.


Car les plus belles naissent sans lumière,
En secret, enfouies, loin des projecteurs.